LA RADIOLOGIE EN GRÈVE A L’HÔPITAL DE LA ROCHELLE

, par udfo17

Ce 15 novembre 2019, les manipulateurs radio de plusieurs établissements de la région, soutenus par Force Ouvrière, sont mobilisés afin de faire entendre leurs revendications propres à leur profession. Ces professions médicotechniques sont bien souvent oubliées dans les réformes sur les métiers. Il est plus difficile quand on est moins nombreux de se faire entendre, ainsi que peuvent le faire les infirmiers et des aides-soignants dans un établissement. Il en va de même pour plusieurs catégories d’agents qui pourtant sont des piliers incontournables à la bonne marche des soins. Les revendications des manipulateurs radio sont nationales et légitimes, leurs métiers sont en évolution perpétuelle, ils souhaitent notamment : Un nouveau référentiel de compétence, un programme de formation continue permettant l’intégration de nouvelles qualifications liées à l’évolution des techniques et à l’utilisation de nouveaux matériels ; Une reconnaissance de la pénibilité de leur travail, compte tenu de nombreuse manutention de matériel et de patients ; L’arrêt de la précarité. Il y a beaucoup de contractuels dans cette profession et ils réclament donc leurs mises en stage ; Une réévaluation de leur grille salariale à la hauteur de leurs compétences et de leurs conditions de travail Et bien sur une augmentation de salaire comme tout fonctionnaire qui voit son salaire bloqué depuis plus d’une décennie ; Un contrôle régulier pour l’exposition aux risques. Ces agents sont en contact permanent avec des appareils ionisants. L’attribution des primes d’Urgences pour tous, titulaires et contractuels. Ces agents font partis des grands oubliés de la prime Veil en 1988. Ils sont aussi des soignants qualifiés, ils posent des cathéters et font des injections. Le bénéfice de la prime Buzin attribuée à d’autres catégories de personnel cet été, ils sont eux aussi au cœur même du service des urgences. Au niveau locale, notamment un besoin de personnel supplémentaire, en cours de négociations Les personnels sont obligés de se faire entendre séparément pour ne pas être oubliés, On peut encore constater aujourd’hui le grand malaise dans les hôpitaux avec les mêmes problématiques, le manque de personnels partout, le manque de lit dans les services, mais aussi le manque de reconnaissance professionnelle pour toutes les catégories et bien sûr la rémunération, les fonctionnaires hospitaliers ne sont pas des nantis, les salaires ne sont pas du tout en adéquation avec la pénibilité et la qualification du personnel.

Pascal Gaudin secrétaire FO du Groupe Hospitalier La Rochelle Ré Aunis