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Déclaration de la délégation Force Ouvrière
aux comites techniques paritaires réunis conjointement
Lue au Préfet le 21 septembre 2009
Force Ouvrière constate que la réunion d’aujourd’hui, constituée en formation conjointe de plusieurs CTP, se tient alors même que les directions départementales interministérielles ne sont à ce jour pas crées.
Le respect des prérogatives de chaque instance paritaire de chaque direction départementale ministérielle aurait du conduire à ce que chaque CTP soit réuni pour émettre un avis sur les projets qui nous sont aujourd’hui présentés.
Force Ouvrière demande, en tout état de cause, qu’une nouvelle consultation de chacun des CTP soit entreprise dès lors que le projet d’organisation des directions interministérielles sera finalisé.
Nous sommes aujourd’hui consultés sur des projets de réorganisation et devenir de nos structures sans avoir une vue globale des réorganisations engagées pour les services de l’Etat dans le département de la Charente-Maritime (cas des ARS agences Régionales de Santé, DIRM, MDPH, parc de l’Equipement …).
La réforme que nous subissons a pour objectif affiché la réduction des dépenses publiques et la destruction des emplois de fonctionnaires et agents publics en puisant ses moyens dans la LOLF et la mise en place de Chorus, outils de destruction des Finances Publiques. Nous ne sommes pas dupes : cette réforme prépare la privatisation, l’abandon des missions, l’externalisation vers des établissements, agences et collectivités.
Derrière un vocable qui peut paraitre convenu, derrière ce concept de « destruction des emplois publics », il y a des femmes et des hommes, des familles, qui peuvent être détruits par la Loi Mobilité.
Que deviendront ensuite les agents qui ont encore un poste en 2010 ?
Quand aurons-nous des réponses claires et des garanties sur le devenir des sous-préfectures, des unités territoriales des futures directions régionales interministérielles, des délégations ARS, des services comptables, des services informatiques, des services logistiques, des services d’administration des personnels, etc., etc.…
L’arrêt de recrutement de fonctionnaires, titulaires, représente le plus grand plan social imposé à notre jeunesse.
De la même façon, la disparition progressive des concours internes et examens professionnels supprimant par là même tout processus de promotion sociale, participe à l’appauvrissement général de la société.
En période de crise, c’est pour le moins inadéquat.
Comment justifier auprès de nos concitoyens que ce qui leur est présenté comme un progrès aboutisse à ce qu’ils doivent payer, et de façon inégalitaire, pour des services qui leur étaient jusqu’à présent délivrés gratuitement par la fonction redistributive de l’impôt ?
Comment justifier, alors que l’on nous abreuve de messages sur les crises sanitaires que l’on détruise tout le service déconcentré de l’Etat en charge de la santé dans le département (DDASS), que l’on détruise l’hôpital public et notre sécurité sociale solidaire par la Loi Hôpital Patients-Santé Territoire et la création des ARS ?
La réponse aux besoins de santé de la population n’est-elle pas aujourd’hui une priorité pour la Nation ?
Personne, aucun pan de l’activité publique, n’échappe à cette destruction, même ce qui nous était présenté comme relevant des missions régaliennes de l’Etat.
Car, n’en doutons pas, le besoin de services publics de proximité n’a jamais été aussi important pour la population.
Qui sera le garant de l’égalité et de la légalité à l’heure où l’Etat s’éloigne par la régionalisation, quand il ne se disloque pas, par la suppression des actuelles directions, services déconcentrés de chacun des ministères ?
En conclusion, Force Ouvrière demande l’abandon de la RGPP et le retrait des lois Mobilité et Hôpital Patients Santé Territoires.
Pour Force Ouvrière, une véritable réforme c’est :
le développement des services publics,
la réouverture massive des concours externes et internes,
assurer l’ensemble des missions de service public nécessaires à la population,
redonner à l’Etat les moyens d’assurer son rôle fondamental de cohésion républicaine.
Pour l’ensemble de ces raisons, Force Ouvrière vote contre le projet.