RETRAITES COMPLÉMENTAIRES : CE QU’ILS ONT FAIT !

, par udfo17

FO, l’un des principaux artisans du régime des retraites complémentaires (AGIRCet ARRCO) depuis ses origines, a refusé de signer le dernier projet d’accord car il est inacceptable.

Le 30 octobre 2015 a eu lieu la séance conclusive de la négociation sur les retraites complémentaires. Elle s’est limitée à présenter le texte final, issu de l’accord de principe donné par trois syndicats (CFDT, CFTC, CGC) aux employeurs le 16 octobre précédent.

Le point majeur contesté par FO est l’introduction d’un mécanisme "pérenne" de recul de l’âge ouvrant droit au taux plein. Un ou une salariée ayant atteint les conditions d’âge et de cotisation pour liquider sa retraite du régime générale subira un abattement de 10% pendant trois ans sur sa pensions complémentaire, sauf à prolonger son activité d’un an.

De 62 à 63 ans !

Cet accord recule de 62 à 63 ans l’âge permettant de bénéficier de la pension complémentaire à taux plein. Il ouvre la voie, après les élections présidentielles, à un recul pour tous (privé et public) de l’âge légal ou à une augmentation de la durée de cotisation.

La « solidarité » dévoyée.

Le cœur de l’accord inflige, à partir de 2019, à tous les salariés qui remplissent les conditions d’un départ à taux plein au régime de base, quel que soit leur âge, un coefficient dit « de solidarité », en fait un abattement de la pension complémentaire de 10 % pendant trois ans (-50 euros par mois pour une retraite mensuelle nette de 1 300 euros). Seule issue pour échapper à cette sanction, « prolonger son activité professionnelle pendant quatre trimestres. » Non seulement quasiment personne ne sera épargné, mais certaines catégories plus fragiles (femmes, invalides, seniors au chômage, salariés en situation de pénibilité) seront durement frappées.

À la conférence sociale le président du Medef a d’ailleurs remercié le gouvernement !

QUAND UN ACCORD EST BON ON LE SIGNE ET ON LE DÉFEND.

QUAND IL EST MAUVAIS, ON NE LE SIGNE PAS ET ON LE DÉNONCE.