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SAISIE BANCAIRE : LE SOLDE INSAISISSABLE EST DÉSORMAIS AUTOMATIQUE
Au dernier Comité Confédéral National qui s’est tenu les 7, 8 et 9 octobre à la Confédération, plus de 50 camarades sont intervenus pour rapporter les nombreux problèmes et les risques majeurs que vont entrainer les vagues toujours plus intenses de fermetures d’entreprises et de licenciements.
Si certains s’interrogeaient encore, ils peuvent constater que la crise est toujours présente et qu’elle continue à dérouler implacablement son onde de choc.
L’Organisation Internationale du Travail estime que le nombre de chômeurs pourrait croitre de 59 millions d’ici la fin de l’année et que dans les pays de l’O.C.D.E, le taux de chômage pourrait avoir doublé dans les 18 mois à venir, avec des taux à deux chiffres en 2011.
Je vous rappelle que dans l’Union Européenne, 1,4 millions de personnes ont perdu leur travail au 2ème trimestre de cette année. C’est tout de même le quatrième trimestre consécutif de baisse de l’emploi dans une Europe en récession.
La totalité des départements français est touchée, certains bassins d’emploi plus que d’autres, et la courbe du chômage ne cesse de grimper. Fin août 2009, selon la DARES du ministère du travail, nous étions à 2.553.300 chômeurs en catégorie A en France métropolitaine. Cela représente une augmentation de plus de 25%. Sur un an, la baisse des offres d’emploi est de l’ordre de 15%. Si on ajoute les salariés ayant une activité réduite, ce sont 3.700.000 qui sont inscrits à Pôle Emploi, autrement dit, 4 millions avec ceux qui ne sont pas recensés.
Selon l’INSEE et au sens du BIT, Bureau International du Travail, le taux de chômage serait de 9,1% en France métropolitaine et de 9,5% en incluant les DOM. Il y a de fortes « chances » de se retrouver avec un taux de 10% à la fin de l’année.
La crise est loin d’être finie, nous le savons tous. Personne ne peut prévoir les mois à venir, tant sur le plan économique que social. D’une certaine manière, tout peut arriver et tout est possible.
Mes camarades, notre combat de syndicalistes doit continuer plus que jamais. Ce gouvernement adopte des lois ordonnances et règlements qui bouleversent et anéantissent notamment notre système de santé. La sécu, ce n’est plus un « trou » mais un « gouffre » de 24 milliards d’euros, fruit des exonérations patronales et du chômage.
Rien de surprenant dans un contexte de crise nous explique Monsieur WOERTH. Les ressources de la sécu sont « extraordinairement sensibles à la crise du chômage » dit-il. Il oublie que les exonérations généreusement octroyées aux entreprises participent elles aussi à cette situation catastrophique.
Mes camarades, comme l’a rappelé Jean-Claude MAILLY lors de son intervention au Comité Confédéral National C C N : « il faut être certain que nonobstant les circonstances, le syndicalisme libre et indépendant que défend notre organisation la Cgt-FORCE OUVRIERE a les capacités de réagir et de relancer la dynamique revendicative.
Il n’est pas vrai que la classe ouvrière de ce pays, soit prête à baisser les bras,
Il n’est pas vrai que nous devions continuer à subir les contre-réformes les unes après les autres,
Il n’est pas vrai que nous devions tirer un trait sur la protection sociale, sur le code du travail, sur les conventions collectives et les statuts ».
Mes camarades, demain est nôtre avenir et celui de nos enfants.
Alors BATTONS NOUS.
J. DESSED
Secrétaire Général