Lettre aux syndiqués du SN-FO-LC 17 (5 juin 2009)

, par udfo17

Oui à l’unité d’action, mais pour gagner sur les revendications !
Chômage, licenciements, perte de pouvoir d’achat, précarité, telles sont les conséquences dramatiques qui touchent aujourd’hui toutes les catégories de travailleurs.
Dans une situation difficile, les personnels des lycées et collèges, parmi l’ensemble des salariés, ont démontré les 29 janvier et 19 mars leur volonté de faire aboutir leurs revendications.
Le gouvernement n’a pas reculé. Il maintient toutes ses contre-réformes et vient de confirmer sa volonté de supprimer 35 000 emplois dans la fonction publique pour 2010. Le rapport déposé mardi 2 juin par Richard Descoings cherche à aggraver encore la réforme Darcos du lycée, pourtant déjà rejetée par l’ensemble des personnels.

Aujourd’hui, il est manifeste que ni les journées saute-mouton ni les « actions diversifiées », comme celles du 26 mai et du 13 juin, ne permettront pas d’obtenir satisfaction.
Notre confédération tire le bilan !
La Commission exécutive de notre Confédération (la C.G.T-Force Ouvrière), réunie le 29 mai, déclare :
« Dans le contexte de récession et compte tenu de l’absence de réponses crédibles du gouvernement et du patronat, la commission exécutive de la CGT-Force Ouvrière, attachée à la liberté de comportement et à l’indépendance syndicale, constate que les manifestations à répétition comportent le risque d’affaiblir la mobilisation et de la rendre stérile ou inefficace. Elle rappelle solennellement aux autres organisations syndicales qu’il faut monter d’un cran, d’où sa proposition d’un appel commun à une journée de grève franche, avec assemblées générales, à différentes reprises.
Pour la commission exécutive de la CGT-Force Ouvrière, l’unité d’action n’a de sens que si elle est un moyen pour obtenir satisfaction. Ce n’est ni une fin en soi, ni un étouffoir des revendications. ».
Notre Confédération tire donc le bilan de l’inefficacité des journées saute-mouton. Cela va dans le sens souhaité par les salariés. N’est-ce pas la grève franche jusqu’à satisfaction qui a permis aux travailleurs guadeloupéens de gagner sur leurs revendications ? N’est-il pas temps de mettre en discussion avec nos collègues, dans tous les établissements scolaires, la question de la grève, de la grève jusqu’à satisfaction s’il le faut, pour arracher nos revendications ? C’est ce qu’a proposé notre fédération, la FNEC-FP Force Ouvrière aux autres fédérations de l’Education nationale. Elles ont refusé.
NOUS MAINTENONS LE CAP
Pour notre part, au SN-FO-LC, nous continuerons à défendre notre mandat : les revendications de la profession. Nous estimons que la première responsabilité du syndicat est d’établir la clarté sur les contre-réformes et sur les revendications. Ce que nous proposons : l’unité sur les revendications !
Pour quelle soit réelle, pour qu’elle soit efficace, l’unité doit se réaliser sur les revendications, en particulier sur les plus urgentes.

Pour les salariés des Lycées, LP et Collèges, les revendications urgentes, ce sont :
- Retrait de la RGPP Révision générale de Politiques Publiques et rétablissement de tous les postes supprimés ; annulation des 35 000 postes supplémentaires supprimés au budget 2010 dont 13 500 dans l’Education nationale.
- Abandon définitif de la réforme Darcos du lycée et de toute expérimentation ; retrait du projet de mastérisation des concours.
- Création de tous les postes nécessaires, CPE Conseillers Principaux d’Education surveillants…, pour résoudre les problèmes de « violence » et les difficultés des services de « vie scolaire ».
- Transformation de tous les emplois précaires en emplois statutaires. Réemploi des 32 000 EVS/AVS (Emplois Vie Scolaire / Auxiliaires de Vie Scolaire : 32 000 d’entre eux (400 pour la seule Charente-Maritime) sont menacés du chômage dés le 1er juillet)
- Respect des règles du paritarisme et respect intégral des règles dans les opérations du mouvement des enseignants.
- Négociations immédiates pour l’augmentation des traitements des fonctionnaires afin de combler le retard accumulé.
CONTINUONS D’AFFIRMER NOS REVENDICATIONS
RECHERCHONS L’UNITE POUR LES FAIRE ABOUTIR !
La Rochelle, le 5 juin 2009
Pour le bureau départemental, Pascal SERMAN