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Réunis lundi soir pour réfléchir aux suites de leur mouvement, les syndicats FO, CFDT, CFTC, CGC, CGT, FSU, et UNSA et Solidaires ont décidé d’appeler ensemble à une grande journée de manifestations le 1er mai dans tout le pays. Il s’agira de revendiquer de nouveau une augmentation substantielle du salaire minimum, l’ouverture de négociations salariales dans toutes les entreprises mais aussi de réclamer des mesures pour préserver l’emploi et accompagner les chômeurs ainsi que l’abandon des suppressions de postes dans la fonction publique.
« Dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans (un) contexte exceptionnel, les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er mai un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat », indique un communiqué commun diffusé à l’issue de l’intersyndicale, qui s’est déroulée dans les locaux de la CFDT. Les syndicats ont appelé « leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales », ajoute le texte.
Et d’ici là, les syndicats sont décidés à maintenir le rapport de force pression, en faisant du « mois d’avril un mois de mobilisations ponctué d’initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités ». Concrètement, « nous sommes déterminés à organiser, à soutenir et à amplifier les actions en cours dans toutes les entreprises publiques et privées où les salariés sont en lutte pour sauvegarder leurs emplois et réclamer des hausse de salaires », a expliqué la délégation FO, par la voix de la secrétaire confédérale Michelle Biaggi. Pour elle, « d’une manière ou d’une autre, il faudra bien que le gouvernement, comme le patronat, répondent aux revendications exprimés avec force par les salariés de ce pays ».
Les syndicats ont d’ores et déjà convenu de se revoir avant la fin du mois d’avril pour débattre de « nouvelles initiatives (grève interprofessionnelle, manifestations, mobilisations) » à prendre à l’issu du 1er mai. « Après cette nouvelle journée d’action et si le gouvernement n’entend toujours pas raison, il faudra alors faire monter la mobilisation d’un cran. Pour FO, cela doit passer par une grève franche de 24 heures », a prévenu Michelle Biaggi. Fixée au 27 avril, la prochaine réunion intersyndicale se déroulera cette fois dans les locaux de FO.